A Movement Of Return

Pour conduire son projet A Movement Of Return comme pour composer sa musique, Frédéric Parquet procède d’abord par addition. Puis, il opère à des choix radicaux.

En 2015, on l’avait laissé au bord du Grand Canal de Venise après la parution de l’onirique Half Sin Half Life, premier album de A Movement Of Return (paru dans le cadre de la série Microcircuit en 2015) après l’épopée Mechanism For People auquel il avait mis fin suite à The Others Turn To Shadow (2008). Le projet est alors devenu duo, pour donner corps à ces volutes de guitares incendiaires. Bien des concerts et des séances de travail plus tard, on retrouve l’artificier en chef au lendemain de l’Apocalypse, au matin de la résurrection.

Il a ajouté des couches de synthétiseurs et de guitares, remplacé les machines par une vraie batterie, trouvant un nouvel équilibre entre électronique et organique.
Avec Charlie Poggio (ex-Blankass, déjà croisé aux côtés de Florent Marchet et Erik Arnaud) et le guitariste Jeff, A Movement Of Return a renforcé ses forces motrices, ce qui permet à Frédéric Parquet de mieux donner libre cours à ses envies d’élévations spirituelles. Les compositions shoegaze relèvent la tête et le chant s’affirme, fort, puissant, avec du c(h)oeur.

En huit longues plages qui laissent la part belle aux montées extatiques, Completion peut évoquer le M83 de la période Dead Cities, Red Seas & Lost Ghosts. Sauf qu’au lieu de chercher à s’exprimer sous les lumières d’un stade, AMOR préfère soigner ses maux dans la solitude de sa piaule en ressassant les gimmicks blafards de la trilogie mythique de The Cure.

Pour annoncer la parution de Completion et la tournée qui l’accompagne, Inward EP, comportant 4 titres inédits dont une version longue de Thunder, est également disponible (CD digisleeve).

Enregistré au Studio Torino, dans le Berry, par Erik Arnaud.


Qui mieux que A Movement Of Return pour lancer la série microcircuit ?

Loin des clichés à l’emporte-pièce, de la prétention de ceux qui croient qu’on leur doit tout et des velléités mercantiles, Frédéric Parquet œuvre désormais en solo après l’aventure Mechanism For People et un album paru chez Les Disques Normal (Never Reach For The Stars – 2011). Sans renier ses premiers amours pour les mélodies fuyantes et sa fascination de longue date pour les architectures sonores patiemment édifiées, il laisse libre cours à ses émotions, à ses états d’âme.

Seul à bord de ce nouveau projet qui sonne pourtant comme un redoutable commando d’artificiers, Half Sin Half Life oscille entre doute, rage et optimisme forcené, entre une réflexion distanciée lorsque les machines prédominent et le ton de la confidence quand le propos est plus intimiste.

Alors que certains mus par des aspirations semblables utilisent les étincelles shoegaze et des fagots new-wave pour allumer un brasier de courte durée, A Movement Of Return opte pour une incandescence de longue haleine et fusionne guitares et machines sans jamais sombrer dans l’emphase et la grandiloquence.

Half Sin Half Life crépite et illumine nos rêves les plus sombres !

Pochette A Movement Of Return - album : Completion, 2018
Pochette A Movement Of Return - album : Inward EP, 2018

Tracklisting

Completion

  • 01 – Dreams
  • 02 – Tree Swans
  • 03 – Thunder
  • 04 – Splendor
  • 05 – Grace Of Horses
  • 06 – On My Shoulders
  • 07 – Wonky Lips
  • 08 – World

Inward EP

  • 01 – Ready To Love
  • 02 – Thunder (extented mix)
  • 03 – Precious Whisper
  • 04 – I Am

Au sujet de l'album

  • Artiste : A Movement Of Return
  • Titres : Completion / Inward EP
  • Format : LP/ CD digipack / digital
  • Référence : mops054 / 055 / 056
  • Distribution physique : monopsone.com / differ-ant (France)
  • Parution : 08 juin 2018

AMOR sur internet : A Movement Of Return sur FaceBook
Contact label/promo : contact@monopsone.com
Contact interview, concerts, … : contact@monopsone.com

Autre(s) référence(s)

AMOR - Half Sin Half Life

A Movement Of Return
Half Sin Half Life

mops039-mc01

1ere référence de la collection microcircuit.
Texte de présentation ci-contre
Acheter l’album

La force de ce disque est d’être à la fois assez « pop » dans le sens où il n’est pas difficile d’accès et, sans contenir de ritournelle à siffloter sous la douche, il possède bon nombre de titres assez hypnotiques dont on a bien du mal à se défaire de l’écoute comme notamment « Sink or Swim« , l’endiablé « Freak boy » ou « Blue areas » pour ne citer qu’eux.

A.M.O.R réussit par ailleurs la prouesse (on peut parler de prouesse à ce sujet de nos jours) de ne pas tomber dans la redite et encore moins dans le revival shoegaze / cold wave comme c’est souvent le cas ces temps-ci.

David

Froggy's Delight (chronique octobre 2015)

(…) A Movement Of Return, projet de Fred Parquet, se montre immédiatement séduisant, rapidement addictif et durablement émouvant sur ce premier album.

(…) la voix de Fred Parquet vient accentuer le charme cold-wave des compositions desquelles émergent un romantisme vénéneux encore plus présent sur le « Scan in Depht » puis un peu plus loin sur le sublime « blue areas ».

G.Newman

A découvrir Absolument (chronique octobre 2015)

Ils en parlent

(…) le premier A Movement Of Return mérite son étiquette d’œuvre intimiste, limite labyrinthe mental. Pourtant, à aucun moment il ne sera question de claustrophobie ou d’alliances désabusées. Frédéric Parquet n’a plus l’âge de jouer à se faire peur (et nous, d’ériger les complaintes dark en étendards psychanalytiques). On adore Half Sin Half Life pour cette raison : l’auteur a depuis longtemps pactisé avec ses propres démons, mais en extirpe le soyeux nectar de la douce et vivable mélancolie…

Jean Thooris

Sun Burns Out (chronique novembre 2015)

(…) Formidable disque de tension nocturne, voyage intime en compagnie de guitares rougeoyantes et de machines aux accents glacés, l’album alterne fulgurances surexposées qui nous pètent à la tronche comme une évidence et confidences fraternelles sur fond de brouillard hivernal.

En à peine plus d’une demi-heure AMOR nous laisse sonnés dans un paysage dévasté où seules les ombres de nos souvenirs grisés et les lueurs de quelques promesses non tenues, mais encore en sursis, nous ramènent à la vie. Brillant.

Matthieu Dufour

Pop, Cultures & Cie (chronique novembre 2015)

(…) la musique d’AMOR, expiatoire et solaire, est d’une intensité dévastatrice. Une douloureuse beauté, synthétique et électrique. Cette puissance ravageuse n’est pas veine, elle soutient une somptueuse débauche de décibels, limpide et fulgurante, qui s’envole dans un brillant tumulte.

Yan Kouton

Indiepoprock (chronique octobre 2015)